Juin 2008
Fri, 06 Jun 2008 12:00:00
Sujet : Vous vous réveillez un matin, et vous constatez que, dans la nuit, vous avez été transformé en adulte. Complètement affolé, vous vous précipitez dans la chambre de vos parents. Ils ont été transformés en enfants.
Racontez la suite.
(4è de couverture)
Un petit bijoux. Pas une rivière de diamants dans une bijouterie de luxe, mais plutôt un bijou fantaisie qui rajoute une tâche de couleur un jour ordinaire.
Un juif, un beur (2è génération, c'est important !) et un français (tout blanc, même pas catholique) reçoivent une même punition.
A partir de là, il serait dommage de lire la suite de mon commentaire, car si leur prof leur surrine que "c'est la réalité", il ne croit pas si bien dire.
Et tout ce petit monde se retrouve pris au piège ... avec plus ou moins de bonheur pour enfants-adultes et adultes-enfants !
De là à penser que Pennac a lui-même retrouver ses 10 ans pour imaginer, comprendre et rédiger cette farce, il n'y a qu'un pas ... pointure 32 !
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Apparemment, un film existe partant du même sujet ... il faut que je le trouve !
- Le vrai bonheur ne cite pas ses sources
- Pourquoi ? demanda Igor, qui ne lâchait jamais ses interlocuteurs des yeux.
- Pour ne pas rendre le bon Dieu jaloux, répondit le rabbin qui répondait à tout.
Mais ils sont nombreux dans cet état : amputés de leur enfance, poussés prématurément dans le train des ambitions, programmés dès l'ovule, opérationnels dès le départ, professionnels dès le berceau, on les retrouve à la tête des Gouvernements, des Gigantesques Entreprises, des Laboratoires Monumentaux, des Banques Mondiales de ceci, des Fonds Monétaires de cela, Gestionnaires d'Abstractions, Grands Brasseurs de Ressources Humaines, "sans états d'âme" et qui s'en vantent !
- Oui, vous, Fontange
Je me suis toujours demandé comment un pédagogue d'âge mûr pouvait appeler par son nom de famille un petit machin de douze ans et trois mois dont les pieds pèsent encore leur poids d'enfance...
C'est pour la même raison que j'aime lire les notices de médicaments, pour le répit né de cette précision dans le terme technique qui donne l'illusion de la rigueur, le frisson de la simplicité et convoque une dimension spatio-temporelle de laquelle sont absents l'effort ver le beau, la souffrance créatrice et l'aspiration sans fin et sans espoir à des horizons sublimes.
L'élégance du hérisson
Muriel Barbery