(Millénium - Tome 1)
Juin 2008
Fri, 06 Jun 2008 12:00:00
Bon, c'était sympa.
Quel drôle de livre ! Ce livre raconte deux histoires, bien différentes l'une de l'autre, autour d'un même personnage, et sans aucun rapport (même si un lien bien fragile est tissé au début pour s'étioler à la fin).
L'une des histoires, la principale, est une enquète criminelle. Elle est encapsulée entre une sorte de prologue et d'épilogue qui racontent, eux, une histoire "journalistico-économique".
Difficile de dire ce que j'ai pensé de ce roman. On m'en a tellement parlé, tellement dit du bien que j'ai forcément été un peu déçue. Si l'histoire est effectivement prenante, si on a envie de savoir, j'ai trouvé l'écriture un peu molle et probablement pas à la hauteur du suspense de l'histoire. Je m'en suis rendue compte en lisant la 4è de couverture ; bien plus prenante que peut l'être l'écriture du livre.
Il y a quand même quelque chose dans l'écriture que j'ai remarqué et qui m'a amusée : le rythme. Ce rythme lent sur tout le début du livre s'accélère d'abord progressivement quand l'enquête commence à avancer. Puis, l'enquête s'accélère de façon exponentielle et l'écriture s'accélère parallèlement. Bon, ce qui fait que la scène de la résolution finale m'a parue bien rapide ; en action comme en temps (on est bien loin du chapitre complet qui sert à la confrontation de tous les suspects en huis-clos et qui re-raconte le crime en autant de version qu'il y a de coupables potentiels !) Ensuite, le roman reprend son rythme pépère pour l'épilogue de l'histoire criminelle. Puis, reprend l'histoire journalistico-économique qui, enrichie d'une rencontre de la première histoire, trouve également sa fin sur un rythme tranquille.
Je devais avoir trois ans quand j'ai vu Madame Rosa pour la première fois. Avant, on n'a pas de mémoire et on vit dans l'ignorance. J'ai cessé d'ignorer à l'âge de trois ou quatre ans et parfois ça me manque.
La vie devant soi
Romain Gary